jeudi 20 novembre 2008

Fais-moi revenir au monde



Aujourd'hui, je ne suis pas sorti de chez moi, mais, travaillant, je me suis promené à Manhattan grâce à Google StreetView, pour voir à quoi ressemblait les rues décrites par le livre ouvert devant moi.



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J'ai traversé la rue.
Et la nuit est tombée.



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Puis je me suis promené à Saint-Ouen, où A. a déménagé mais où je n'irai pas parce qu'on ne se voit plus, et parce que j'aurais presque peur de l'y croiser. Sur un bout d'île - il faisait beau, il y avait des arbres, là-bas, de l'eau, et une fille sur le pont.


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Qui, au pas suivant, avait disparu, laissant place à un embouteillage.



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J'ai alors fait un tour de mon quartier, pour voir si je ne voyais pas B. rentrer du métro.
Pas de B. à l'horizon, mais, tournant à l'angle de la rue Constance et de la rue Cauchois, je me suis dit que oui, vraiment, on n'arrêtait pas le progrès. (Zoomez voir...)



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jeudi 13 novembre 2008

coquette

"Au fond, Gracq est une grande coquette."

mardi 4 novembre 2008

Nous vaincrons (une page de lyrisme)

Etant plongé dans la lecture de Présence de la mort, étrange récit écrit par Charles-Ferdinand Ramuz en 1922, sorte d'élégie à la simple beauté du monde qui se figure l'irruption dans l'arcadie du canton de Vaud, par le truchement des journaux d'Amérique, de l'annonce de la fin du monde (avec réchauffement à la clé: le Suisse est visionnaire !), je ne suis pas à une page de lyrisme près.

Il n'est pas encore l'heure de faire la fine bouche, mais d'adhérer sans réserve. L'annonce d'une défaite d'Obama n'équivaudrait pas exactement à la fin du monde, mais peut-être quand même, pour moi, à la mort de tout espoir dans un quelconque mouvement collectif.

Mais ça n'arrivera pas : Nous vaincrons !